
1 10 pensable ! - Le poète Jim Morrison, la folie pianistique de Ray Manzarek, un premier album bouleversant !Laissez-vous envouter par la voix sensuelle de Jim, les paroles brutes et les volutes sonores du piano électronique de Ray, le tout rythmé sur un train d enfer, la guitare de Krieger, avec un petit goût vintage magique.Light my Fire vous transportera sans doute autant que Break on Through ... jusque à ce The End mythique (qui sera tellement sublimé par le film Apocalypse Now) qui repousse les limites du psychédélique. Si vous ne devez avoir qu un disque des Doors, ce sera celui là !
Magnifique ! - Les Doors sont exceptionnels, cet album l est aussi. Chaque chanson est un plaisir et mention spécial au chef d oeuvre en mon sens du groupe,THE END qui pendant plus de dix minutes vous prend aux tripes ! Les airs musicaux sont inoubliables et la poésie qui se dégage des textes de Morrison est sublime et est bien propre à ce groupe qui intègre bel et bien la poésie dans le rock américain de l époque!
Morrisson atterit sur terre - Premier album des Doors, premier contact avec la voix et les paroles de Jim Morrison, premier tremblement de terre.Sorti en janvier 1967 ce disque a marqué une génération à travers la personne de Morrison, première idole du rock intellectuel, à travers la musique,mélange de rock de jazz et de blues, et à travers les paroles des chansons, la saga oedipienne de the end en est le meilleiur exemple.Mélange de rock psychédilique erotisant light my fire rengaine entêtante dont on ne peut pas s échapper, des chansons inclassables crystal ship et end of the night, une reprise de Kurt Weil, et le délire cauchemardesque the end, forment un Ovni musical ayant déclenché une morrisonomania qui dure toujours. Par ailleurs la guitare de Krieger, talent véritable, donne une lumière sonore merveilleuse à ce disque.Un album indispensable car il est formidable et il a réellement marqué l histoire de la pop musique
un début magnifique - l année 67 est peut-être la meilleure année pour les disques des Doors : c est la première et le groupe en sortira deux cette année-là, deux qui sont parmi les 5 meilleurs du groupe (sur 7)! ils sortent ce premier disque en janvier - 8 des 11 titres sont parmi les meilleurs qu ils feront jamais - et ils ont tellement de bon matériel en réserve qu en décembre de la même année sort leur deuxième album, à mon sens aussi bon que celui-là. Le disque commence à fond avec le puissant Break on Through, l un des titres emblématiques de la notion même de rock, à mon sens, commençant, sur un rytme brut et très soutenu, par ses paroles : You know the day destroys the nignt/ Night divides the day (Vous savez que le jour détruit la nuit/(que) la nuit divise le jour... L une des caractéristiques des Doors est, à mon avis, que leur son est assez homogène - par le très présent orgue de Manzarek et la voix de Jim Morrison - mais leurs influences multiples et leur style varié. Après le rock pur à l état brut, Soul Kitchen, aux keyboards groovy, balance superbement : When the clock says it s time to close nowwww... Ensuite la voix de Jim Morrisson fait craquer les filles sur le langoureux the Crystal Ship, au début façon crooner (Hervé Muller, dans son livre Jim Morrison au-delà des Doors dit que son style statique, accroché, au début, au micro , n était pas sans rappeler celui d un Frank Sinatra): Be-fore-you splet into unconsciousness/(I) like to have another kiss...). Les paroles de Twentieth Century Fox sont, quant à elles, à ranger dans la rubrique critique sociale du groupe. Elles sont corrosives et s adressent à l univers très proche d Hollywood (Morrison et Manzarek s étaient connus à la section cinéma de l UCLA (University of Califorina, Los Angeles) et Morrison avait des projets cinématographiques). Les paroles d Alabama Song sont, d après Hervé Muller, inspirées de l opéra de Quatre Sous de Kurt Weill, et elles sont provocantes, encore aujourd hui : Oh show me the way to the next little girl,/ oh don t ask why.... Le rugueux blues Back Door Man l est tout autant : I m a back door man/ Men don t know/ Little girl understand... Le disque contient aussi l étrange End of the Night,inspiré, selon Muller, du Voyage au Bout de la Nuit de Louis-Ferdinand Céline.Tous ces titres illustrent le caractère poétique et littéraire de l écriture de Morrison.Le titre qui aura le plus de succès, Light my Fire,vaut davantage pour sa musique (les solos de Robbie Krieger et de Manzarek !) que pour ses paroles, déjà ampoulées, de Krieger, qui sévira sur l album the soft parade.Last but not least, le disque se clot avec l un des meilleurs morceaux des Doors et de cette époque du rock contestataire, iconoclaste et provoquant, mis magnifiquement en images en 1979 par le chef d oeuvre de Francis Ford Coppola, Apocalypse Now, tout entier construit autour de ce morceau (c est le générique et la scène finale): the End, plus de 10 mns de musique qui nous emmène en Inde et vers ces contrées orientales, asiatiques, étranges, vénéneuses et fascinantes, dans les vapeurs d opium, où un Oedipe américain en treillis d appellé, dans un crescendo moite, sublime et définitif, déambule dans une nuit orientale poisseuse, hallucine dans les jungles birmanes ou vietnamiennes, et dans les touffeurs moites de l inconscient... Entendre the end ne laisse pas indemme...